Je hais la
faiblesse, pour tout ce qu'elle représente: la
vulnérabilité, la
lâcheté, et en somme,
l'humanité.
Je déteste les gens faibles, incapables de se relever, seulement de
s'apitoyer un peu plus.
Je déteste ma propre faiblesse, encore plus que tout autre, car j'en suis consciente. Pourtant, alors que tout autour de moi vacille, tombe et se brise, je suis la seule à comprendre, la seule à suivre des yeux cette longue chute. Je suis la seule qui refuse de
fuir, de
plier... est-ce la bonne solution ? J'en doute. Je suis même persuadée que cette attitude me ronge, moi qui n'ai rien demandé, moi qui aurais dû me contenter de
fermer les yeux. De ne pas comprendre.
Je suis incapable de fuir, incapable de m'arranger pour prendre le recul nécessaire pour ne pas
souffrir. Car je suis la seule à souffrir autant, aussi; puisque je suis encore une fois la seule à avoir vu la
vérité en face. Je n'ai plus qu'à regarder les éléments du décor se mettre en place, la pièce se
jouer, et la
fin, inévitable fin, arriver.
Et autour de moi,
l'incompréhension qui résulte de la faiblesse, la
naïveté feinte de ceux qui refusent la vérité, qui
se barricadent dans leurs songes, et se réfugient derrière leur
masque. Ceux-là ne comprennent pas, et ne veulent pas comprendre. Ils sont
faibles, ils
refusent, ils
nient.
Leur faiblesse, dûe à leur
lâcheté, leur manque de courage et d'opinion; contre ma faiblesse, qui me rend
vulnérable face aux dures vérités que je m'oblige à chercher, à trouver, à vivre. Je ne sais pas laquelle est la pire, je ne sais pas non plus comment en sortir... tout ce que je sais, c'est que la faiblesse est définitivement
humaine. Comme tout ce que je
hais, et que je n'aurai jamais le pouvoir de
changer.
The Veronicas - I could get used to this *